Publié le 19 Décembre 2010 - El Ousra - 1354 visites
Article sur El Ousra dans Le Midi Libre du 30 août 2008
Tous les moyens sont bons pour trouver la perle rare. Les sites internet de mariage remplacent aujourd’hui « El khatbat » existant au temps de nos grands-mères. Ces sites servent de trait d’union entre jeunes et moins jeunes des deux sexes à la recherche d’un compagnon pour la vie. El Ousra, supposé être le premier site de mariage en Algérie, selon de son manager, Tarek Derghal commence à susciter de l’intérêt chez un grand nombre de jeunes. M. Derghal a affirmé que beaucoup de couples qui se sont rencontrés par leur biais, ont fini par se marier. « On reçoit des demandes de la part des abonnés qui nous demandent de supprimer leurs comptes parce qu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient », a-t-il expliqué. M. Dergal affirme qu’il n’y a pas que des plaisantins dans les sites de mariage ou même ceux dédiés aux rencontres amoureuses. Le nombre de relations qui aboutissent n’est pas aussi minime qu’on le pense, à en croire les propos de ce dernier. Yacine, un jeune militaire de 31 ans, n’a trouvé d’autre moyen que le Net pour chercher sa moitié. « Je suis une personne assez timide, de plus dans mon entourage professionnel, il n’y a pas beaucoup de femmes », a-t-il justifié. Ce jeune célibataire est inscrit à El Ousra depuis 2 mois. Au cours de cette période, il a fait la connaissance concrète de 3 jeunes femmes. «Malheureusement, aucune de ces trois femmes ne correspond à mes critères», a-t-il révélé. Il a, par ailleurs, assuré que ses intentions sont des plus sérieuses quant à son inscription à ce site.
Les opinions sur le sérieux de ces sites reste partagées. Beaucoup de personnes se montrent très sceptiques. Le net demeure une zone imprévisible où toutes les catégories de la société peuvent se connecter. Questionné sur ce que penseraient ses parents d’un mariage avec une fille rencontrée sur la toile, Yacine a avoué ne pas avoir l’intention de dévoiler à sa famille la façon dont il a connu sa future femme. «Je serais dans l’obligation de leur mentir sur ce point dans le cas où j’épouserai une fille que j’aurais rencontrée via le net », a-t-il expliqué. Yassine fait remarquer que « les séniors » restent sceptiques quant à ces nouvelles « méthodes » de rencontre en vue du mariage. Salima, une mère de deux adolescentes, pourtant cadre, préfère le mariage traditionnel. «Je préfère marier mes filles à des personnes qui font partie de familles qu’on connaît depuis longtemps», a-t-elle déclaré. Pour elle, il n’est pas question que ses filles se marient par le biais du Net. «On ne peut pas savoir sur qui on tombe », s’est-elle inquiétée.
Tous les parents ne partagent pas l’opinion de Salima. Nadjib, père de deux filles de 20 et de 22 ans, et d’un garçon de 24 ans, a affirmé que le web reste un moyen comme un autre pour se connaître, se rencontrer et se marier. Il a souligné que sur ce point, il ne pouvait faire de différence entre filles et garçons. Contrairement à beaucoup de parents qui voient en cet outil un dangerplus pour les filles que pour les garçons, Madjid affirme qu’il n’y a pas lieu de faire de différence. «Mon rôle à moi en tant que père, c’est de sensibiliser mes enfants dès leur jeune âge », a-t-il avancé. Et d’ajouter : «J’utilise les mêmes méthodes de sensibilisation aussi bien des filles que des garçons ». Ce père de famille a confié qu’il n’allait nullement questionner ses enfants sur la manière dont ils ont connu leurs «moitiés». L. B.
Par : Lamia Brahimi

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